La réglementation environnementale évolue rapidement, et avec elle, les méthodes de conception doivent s’adapter. Si la RE2020 est aujourd’hui bien intégrée par la maîtrise d’œuvre, la prochaine échéance réglementaire communément appelée « RE2028 » impose déjà un changement de posture. Pour les MOE, l’enjeu est double : maintenir la maîtrise budgétaire tout en garantissant la conformité réglementaire. Or, aujourd’hui encore, de nombreux arbitrages matériaux sont effectués trop tardivement, souvent au stade de l’Avant-Projet Définitif (APD) ou du Dossier de Consultation des Entreprises (DCE). Cette approche réactive génère des surcoûts, des écarts d’estimation et des risques de non-conformité.
L’enjeu n’est plus seulement de respecter un seuil carbone, mais de l’anticiper dès les premières phases du projet, notamment en APS (Avant-Projet Sommaire). Le carbone devient très difficile à corriger en phase DCE : l’essentiel des arbitrages se joue dès l’APS.
Cet article vous propose une lecture stratégique et opérationnelle des évolutions de la RE2020 vers la trajectoire RE2028, ainsi qu’une méthode concrète pour sécuriser vos estimations, arbitrer vos matériaux et intégrer le budget carbone bâtiment dès l’amont.
1. RE2028 : ce qui change concrètement pour la maîtrise d’œuvre
À l’horizon 2028, les trajectoires de la RE2020 — souvent désignées sous le terme « RE2028” — prévoient un abaissement significatif des seuils d’empreinte carbone par rapport à 2022, favorisant le recours à des matériaux bas carbone, notamment biosourcés, dans les constructions neuves. Cette évolution impacte directement les pratiques de la maîtrise d’œuvre, particulièrement en phase de conception où les choix de macro-lots définissent la conformité au seuil carbone RE2028.
Les professionnels du bâtiment font aujourd’hui face à une pression accrue : calendriers réglementaires resserrés, budgets contraints et multiplication des variantes techniques pour tester des scénarios de construction bas carbone, préfigurant déjà des défis majeurs pour 2028 sans anticipation en APS.
Durcissement progressif des seuils IC construction
L’indicateur clé de la RE2020 est l’IC construction (Indicateur Carbone de la construction), qui mesure les émissions carbone des matériaux et équipements, de l’extraction des matières premières jusqu’à la fin de vie du bâtiment. Alors que la RE2020 a fixé des seuils initiaux, les seuils RE2028 s’inscrivent dans une trajectoire de réduction progressive de l’empreinte carbone jusqu’en 2031, avec des baisses significatives selon les typologies de bâtiments.
| Typologie de bâtiment | 2022 | 2025 | 2028 | 2031 |
| Maisons individuelles ou accolées | 640 | 530 | 475 | 415 |
| Logements collectifs | 740 | 650 | 580 | 490 |
| Bureaux | 980 | 810 | 710 | 600 |
| Enseignement primaire ou secondaire | 900 | 770 | 680 | 590 |
Concrètement, un projet de logement collectif qui atteignait tout juste le seuil RE2020 en 2025 a de fortes chances de ne plus être conforme en 2028. Ce durcissement impose une réflexion en amont sur la composition des macro-lots les plus émetteurs : la structure et l’enveloppe.
L’APS devient ainsi une phase critique, où le chiffrage constitue un outil stratégique de conformité carbone. D’où la nécessité d’intégrer davantage de matériaux bas carbone et de généraliser les arbitrages multi-variantes.
Impact sur les choix structure et enveloppe
Le gros œuvre représente une part majeure de l’impact carbone d’un bâtiment neuf. C’est donc naturellement sur ce poste que les efforts devront être concentrés pour répondre aux nouveaux seuils.
- Structure : le choix entre béton armé classique, béton bas carbone, structure bois ou mixte (bois-béton) devient un arbitrage stratégique.
- Enveloppe : les performances thermiques ne suffisent plus. Il faut désormais raisonner en Analyse du Cycle de Vie (ACV) en privilégiant les isolants biosourcés (ouate de cellulose, fibre de bois, chanvre) dont le bilan carbone est largement inférieur aux isolants pétrosourcés. Les solutions d’isolation (minérale vs biosourcée) influencent fortement le bilan carbone
- Les macro-lots structure / enveloppe doivent être arbitrés via les FDES (Fiches de Déclaration Environnementale et Sanitaire) ou PEP (Profils Environnementaux Produits) de la base INIES dès la phase esquisse, pour pouvoir ensuite valider la faisabilité technique et économique avant la consultation des entreprises.
Risque d’arbitrages tardifs
Très souvent, les choix des matériaux interviennent en APD ou DCE. À ce stade, le projet est déjà figé dans ses grandes lignes. Modifier la structure (par exemple passer d’un béton standard à une structure bois) après le dépôt du permis de construire est non seulement complexe administrativement, mais aussi coûteux.
Plus l’arbitrage est tardif, plus il est coûteux. La pression budgétaire et la multiplication des variantes techniques aggravent le problème : un virage biosourcé tardif peut alourdir le coût sans gain carbone optimal.
Conséquences :
- Des variantes techniques tardives ;
- Des écarts prévisionnel / réalisé importants et par conséquent des dépassements budgétaires sous RE2028 ;
- Des risques de non-conformité RE2028 ;
- Des difficultés à recalculer une ACV complète dans les délais.
2. Pourquoi l’essentiel du budget carbone se joue dès la phase APS ?
L’APS n’est pas une simple étape administrative, mais le moment décisif où se structure la performance carbone et économique du projet : implantation, volumétrie, choix des systèmes constructifs, orientation, et grandes épaisseurs d’isolants. Ces décisions déterminent l’essentiel de l’impact environnemental et économique. Intégrer une ACV simplifiée et des variantes dès l’esquisse permet d’aligner l’IC construction RE2028 sur les contraintes financières, évitant les blocages ultérieurs.
Les outils de chiffrage modernes permettent de combiner facilement données de prix et données environnementales (INIES, FDES), ce qui facilite cette approche dès la phase esquisse.
Les décisions structurantes
La phase APS est souvent perçue comme une étape “conceptuelle”. En réalité, c’est là que se prennent les décisions les plus impactantes :
- Système constructif (béton, bois, mixte) ;
- Trame structurelle ;
- Ratio façade / SHAB ;
- Typologie d’isolation ;
- Ratios de vitrage ;
- Stratégie de ventilation ;
- Volumétrie du bâtiment.
👉 Ces choix conditionnent :
- Le budget carbone bâtiment ;
- Le coût global ;
- La faisabilité technique.
Chacune de ces décisions a un poids carbone et un coût qui lui sont propres. Modifier ces éléments en phase APD ou DCE entraîne des effets domino sur l’ensemble du projet (dimensions, descentes de charges, interfaces techniques) et génère des coûts de conception supplémentaires.
Intégrer une ACV simplifiée
Une ACV bâtiment réalisée en phase APS ne nécessite pas une modélisation exhaustive à l’échelle du composant. Elle peut se baser sur des ratios globaux par m² de surface de plancher, en s’appuyant sur des bases de données reconnues comme la Base INIES.
L’objectif à ce stade n’est pas la précision millimétrique, mais l’identification des postes les plus contributeurs à l’IC construction et la comparaison de scénarios alternatifs.
Objectifs :
- Comparer des scénarios ;
- Identifier les postes critiques ;
- Vérifier la compatibilité avec le seuil carbone RE2028.
Travailler en variantes dès l’esquisse
Pour anticiper l’échéance RE2028, il est indispensable de tester plusieurs scénarios techniques dès l’APS. Plutôt que de valider une unique solution, la maîtrise d’œuvre doit soumettre à la maîtrise d’ouvrage une série de variantes structurantes, accompagnées de leurs impacts carbone et financiers.
Par exemple :
- Scénario A : structure béton classique + isolation laine minérale ;
- Scénario B : structure béton bas carbone + isolation fibre de bois ;
- Scénario C : structure bois massif + isolation ouate de cellulose.
Avec pour chaque variante :
- Estimation financière ;
- Estimation carbone ;
- Analyse des risques techniques.
Cette approche comparative permet de faire émerger la solution la plus performante, sur le double critère économique et environnemental, et d’obtenir des arbitrages éclairés de la part du maître d’ouvrage.
3. Matériaux biosourcés RE2028 : le levier stratégique pour atteindre les seuils
Les matériaux biosourcés (bois, chanvre, paille) deviennent un levier majeur pour respecter les seuils carbone RE2028, grâce à leur bilan carbone généralement plus favorable, notamment lié au stockage de carbone biogénique, ainsi qu’à leurs propriétés isolantes, optimisant l’IC construction sans sacrifier la rentabilité s’ils sont correctement arbitrés dès l’APS.
Pourquoi le biosourcé impacte l’IC construction ?
Leur avantage principal réside dans leur bilan carbone : ces matériaux stockent du carbone durant leur croissance et nécessitent généralement moins d’énergie grise pour leur transformation. Ainsi, une structure bois présentera une empreinte carbone nettement inférieure à celle d’une structure béton armé classique, pour une même fonction porteuse.
👉 Résultat :
- Réduction significative de l’IC construction ;
- Amélioration du bilan ACV.
Dans le contexte de la RE2028, où les seuils carbone seront drastiquement abaissés, les matériaux biosourcés ne sont plus une option mais une nécessité pour de nombreux projets.
Structure bois vs béton
Le choix entre structure bois et béton est emblématique des arbitrages auxquels seront confrontés les maîtres d’ouvrage et les maîtres d’œuvre. Le bois affiche des performances carbone excellentes, mais son coût peut être supérieur, notamment pour les grandes hauteurs ou les typologies complexes.
À l’inverse, le béton bas carbone (incorporant des ciments à faible empreinte, des granulats recyclés, etc.) permet de conserver les avantages constructifs du béton tout en réduisant fortement son impact. L’arbitrage doit donc se faire au cas par cas, en intégrant :
Les contraintes réglementaires locales ;
- Les disponibilités de filières ;
- Le planning de chantier ;
- L’acceptabilité technique auprès des assureurs.
Exemple
| Critère | Structure bois | Béton bas carbone | Hybride bois–béton | Commentaire / avantage RE2028 |
| Impact carbone (IC, tendance) | Gain significatif vs béton classique (stockage biogénique) | −30 à −50% par rapport à béton classique | Gain modéré mais supérieur au béton classique | Tous les trois sont plus performants que le béton classique pour atteindre RE2028 |
| Vitesse de montage | +25 à +30% vs béton classique | Standard | +10 à +15% | Avantage pour les délais de chantier, surtout pour le bois |
| Performances sismiques | Adaptée aux zones moyennes, à adapter par calculs | Très bonnes | Adaptée selon la conception structurale | Béton et hybride sont les plus robustes en sismicité, le bois nécessite des renforts spécifiques |
Les valeurs présentées sont indicatives et dépendent du type de bâtiment, de la configuration structurelle, des hypothèses ACV et du marché local. Les impacts carbone sont exprimés en tendance par rapport à une structure béton armé classique, non en valeurs absolues.
Le bois offre un très bon bilan carbone, mais il nécessite différentes adaptations (trame, protection incendie, acoustique) et est en général plus coûteux que le béton. En pratique, il permet souvent de passer sous les seuils RE2028, à condition de prévoir une anticipation budgétaire et technique en amont de la conception.
Transition environnementale des bâtiments
Isolants biosourcés et enveloppe bas carbone
Au-delà de la structure, l’enveloppe constitue le second poste d’émissions. Les isolants biosourcés (laine de bois, chanvre, lin, ouate de cellulose) présentent une énergie grise nettement inférieure aux isolants synthétiques ou minéraux conventionnels.
Leur intégration nécessite toutefois une attention particulière :
- Mise en œuvre spécifique (compatibilité avec les supports) ;
- Gestion de l’hygrométrie ;
- Épaisseurs importantes pouvant impacter l’emprise au sol et les surfaces habitables.
Attention au coût global et aux ratios
L’intégration des matériaux biosourcés ne doit pas se faire au détriment de l’équilibre économique. Si leur impact carbone est favorable, leurs déboursés secs peuvent être plus élevés que ceux des matériaux conventionnels. Il est donc essentiel d’appréhender le coût global et de vérifier les ratios financiers par mètre carré.
C’est ici que l’outil de chiffrage prend toute son importance : il permet de simuler l’impact budgétaire d’un scénario biosourcé et de le comparer à une solution de référence, pour éviter les mauvaises surprises.
👉 Besoin d’estimer rapidement l’impact financier des matériaux biosourcés ? Testez les solutions Batiprix pour fiabiliser vos déboursés secs et ratios dès l’APS.
4. Comment anticiper concrètement RE2028 dans vos estimations
L’erreur classique est de multiplier les postes de détails. En phase APS, l’approche par macro-lots est bien plus pertinente :
- Macro-lot 1 : Structure (fondations, planchers, murs porteurs, charpente) ;
- Macro-lot 2 : Enveloppe (murs extérieurs, isolation, couverture, menuiseries extérieures) ;
- Macro-lot 3 : Second œuvre et équipements (cloisons, revêtements, CVC, électricité).
Pour chaque macro-lot, il est possible d’établir des ratios carbone (kgCO₂e/m²) et financiers (€ HT/m²) à partir de bases de données actualisées (FDES INIES, Batiprix, données de chantiers, etc.).
Exemple d’ordres de grandeur :
- Structure : 30–40% de l’IC, quantités issues des métrés APS ;
- Enveloppe : 25–30% de l’IC, avec priorité aux FDES des isolants ;
- Second œuvre : environ 15% de l’IC.
Comparer ratios carbone et ratios financiers
La véritable valeur ajoutée de l’anticipation réside dans la double entrée carbone/économie. En croisant ces deux indicateurs, la maîtrise d’œuvre peut :
- Identifier les postes à fort impact carbone pour un coût modéré (leviers d’action prioritaires) ;
- Repérer les solutions dont le surcoût est marginal mais le gain carbone substantiel ;
- Éviter les arbitrages trop coûteux pour un bénéfice carbone limité.
Tester plusieurs scénarios techniques
La construction bas carbone nécessite une approche itérative. L’utilisation d’un logiciel de chiffrage comme Batiprix permet de multiplier les simulations sans effort considérable.
Par exemple, en partant d’une base de données de prix actualisés et d’indicateurs environnementaux, vous pouvez tester :
1. Le projet avec une structure béton standard et isolation conventionnelle ;
2. Le même projet avec béton bas carbone et isolants biosourcés ;
3. Une variante avec structure bois et isolation biosourcée.
En quelques clics, vous obtenez une comparaison objective des coûts et des impacts, facilitant ainsi la décision.
Sécuriser la consultation entreprises
L’anticipation en phase APS ne sert à rien si elle n’est pas répercutée jusqu’à la consultation des entreprises. Les spécifications techniques doivent être précises et sans ambiguïté. Il faut notamment :
- Décrire explicitement les matériaux biosourcés attendus (type, épaisseur, mise en œuvre) ;
- Mentionner les exigences de FDES / PEP pour les produits ;
- Préciser les indicateurs de performance carbone à respecter.
Un dossier de consultation bien préparé limite les risques de variantes ou de dérives en cours de chantier, et garantit que l’estimation prévisionnelle sera conforme à la réalité des prix entreprises.
5. RE2028 : contrainte réglementaire ou opportunité stratégique ?
À première vue, le durcissement des seuils carbone peut sembler une complexité supplémentaire. Mais pour les maîtres d’œuvre avertis, il s’agit avant tout d’une opportunité de se différencier.
Une valeur ajoutée pour le client
Les maîtres d’ouvrage (promoteurs, bailleurs sociaux, particuliers) sont de plus en plus sensibles aux performances environnementales. Proposer une approche intégrée dès l’APS, avec des solutions bas carbone validées économiquement, constitue un argument commercial fort.
Une méthodologie plus robuste
En intégrant l’analyse carbone dès l’esquisse, la maîtrise d’œuvre adopte une méthodologie plus rigoureuse, qui réduit les allers-retours et les corrections de dernière minute. Le temps gagné en phase APD et DCE est substantiel.
Une préparation aux futures évolutions
La RE2028 ne sera pas la dernière étape. L’objectif de neutralité carbone à 2050 impliquera très probablement de nouveaux durcissements dans les années suivantes. Les équipes qui auront intégré ces pratiques dès aujourd’hui seront les mieux préparées pour les prochaines échéances.
Comment Batiprix vous accompagne dans cette transition ?
Face à ces nouveaux enjeux, disposer d’outils adaptés devient indispensable. La solution Batiprix a été conçue pour répondre aux besoins spécifiques des maîtres d’œuvre confrontés à la double exigence carbone et budgétaire.
Batiprix permet :
- De tester rapidement plusieurs variantes techniques (béton standard vs béton bas carbone, structure bois, isolants biosourcés) à partir d’une même base de projet ;
- D’obtenir des descriptifs conformes aux normes et aux référentiels de consultation ;
- De comparer les impacts financiers des arbitrages matériaux grâce à des ratios par mètre carré actualisés ;
- De fiabiliser les estimations dès l’APS en s’appuyant sur une base de données de prix reconnue par les professionnels ;
- De réduire les écarts prévisionnel / réalisé en affinant les postes de coûts en phase amont.
Avec Batiprix, l’anticipation des seuils carbone devient une pratique accessible, fluide et parfaitement intégrée à votre processus de conception. Découvrez comment Batiprix peut vous aider à sécuriser vos projets RE2028 → Demandez votre démonstration personnalisée.
FAQ
1. Faut-il déjà appliquer les seuils RE2028 sur les projets actuels ?
Non, ce n’est pas une obligation réglementaire immédiate.
Mais c’est fortement recommandé pour :
- Éviter les obsolescences rapides ;
- Sécuriser les projets à long terme ;
- Anticiper les attentes des maîtres d’ouvrage.
2. Comment estimer un IC construction en phase APS sans ACV complète ?
Vous pouvez utiliser :
- Des ratios issus de projets similaires ;
- Des données FDES/PEP simplifiées ;
- Des outils de chiffrage intégrant des logiques carbone.
L’objectif n’est pas la précision absolue, mais la comparaison de scénarios.
3. Les matériaux biosourcés sont-ils toujours plus chers ?
Pas toujours. Si certains matériaux biosourcés peuvent présenter un déboursé sec légèrement supérieur à des solutions conventionnelles, cette différence doit être mise en regard :
- Des économies potentielles sur d’autres postes (par exemple, une structure bois peut permettre des fondations moins lourdes) ;
- De la valeur ajoutée en termes de performance environnementale et de confort ;
- De l’évolution des prix à mesure que ces filières se développent.
L’important est de réaliser une analyse comparative complète, intégrant coût global et performance carbone, ce que permet une estimation outillée dès l’APS.
4. Quel est le principal risque si on n’anticipe pas les seuils RE2028 ?
- Non-conformité réglementaire future ;
- Surcoûts en phase tardive ;
- Arbitrages défavorables au carbone ;
- Perte de crédibilité auprès du maître d’ouvrage.





